El acaparamiento de tierras y de medios de producción agroalimentaria en Colombia: reflexiones desde la necesidad de resignificar a los campesinos como un grupo de especial protección

El estudio realizado tiene por objetivo describir la situación sobre la realidad a la que se enfrenta el campesinado en Colombia respecto al acaparamiento de tierras y de medios de producción alimentaria, tales como semillas o recursos hídricos. No obs…

Sinergias entre testimonio, memoria y ficción en el performance de LASTESIS: representando un texto académico a través del arte visual

Este artículo describe el desarrollo que entrelaza testimonio, memoria y ficción mediante el concepto de transposición. Se explora el activismo creativo del colectivo LASTESIS, cuyas intervenciones públicas —como «Un violador en tu camino», creada dura…

Escribir-excavar entre las ruinas del Wasteocene: <em> El libro centroamericano de los muertos</em> y la poética arqueológica post-testimonial de Balam Rodrigo

Este artículo analiza la poética de Balam Rodrigo en El libro centroamericano de los muertos (2018) a través de la lente de la arqueología forense y del Wasteocene (Armiero 2021). Argumentamos que la obra propone una poética post-testimonial, desvincul…

Bleeding Anthropology

Ethnographic fieldwork often causes strong physical and mental strain to the working anthropologist, yet the vocabulary to address such issues within the discipline seems stagnated. This article argues that anthropology’s loss of vocabulary for address…

Caméra « embarquée » et dispositif de recherche multimodal pour une approche réflexive du care dans les cantines scolaires

Cet article s’appuie sur une approche ethnologique de la restauration scolaire en montrant la place d’un dispositif de recherche multimodal dans une approche qui interroge le care. Sur la base de l’étude d‘une cantine scolaire pour des enfants en classes élémentaires, le propos se focalise sur un dispositif méthodologique pluriel (observation, entretiens, caméra embarquée, captations sonores, dessins, photos, bande dessinée, restitution publique) pour interroger son apport et son potentiel à participer à une démarche de care au-delà de sa fonction documentaire et épistémique.

mots-clés : restauration scolaire, caméra embarquée, recherche multimodale, méthodes visuelles, care, anthropologie de l’enfance, alimentation.

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Numéro 50 – juin 2026 Les promesses des infrastructures urbaines. Regards ethnographiquesEntre espoirs, craintes et indifférences

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Numéro 50 – juin 2026 Les promesses des infrastructures urbaines. Regards ethnographiques

Numéro 50 – juin 2026

Les promesses des infrastructures urbaines. Regards ethnographiques

(https://www.ethnographiques.org/2026/numero-50)

Dossier coordonné par Sophie Chevalier et Alexa Färber

Illustration : Nicolas Sjöstedt

Ont contribué à ce numéro :


Anabel Vazquez, responsable éditoriale

Membres du comité de direction :


Sophie Chevalier, Thierry Wendling, codirecteurs

Nicolas Adell, Laurent Amiotte-Suchet, Leïla Baracchini, Florence Bouillon, Cécile Guillaume-Pey, Ellen[…]

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Les fêtes de chantier du Grand Paris Express. Mise en scène des promesses métropolitaines

Cet article explore le rôle de l’art comme outil de communication et de médiation dans les projets d’infrastructures urbaines, à travers l’analyse du programme artistique mis en place pendant la phase de chantier du futur réseau de transport francilien du Grand Paris Express. Il s’intéresse à la manière dont ces interventions artistiques, et plus particulièrement les fêtes de chantier ouvertes aux publics, accompagnent le temps des travaux en rendant visible les promesses des transformations urbaines portées par l’infrastructure. Ces actions sont analysées ici comme des dispositifs de projection qui mettent en scène, de façon temporaire, une participation habitante à la fabrique de l’infrastructure, entendant notamment participer à son acceptabilité sociale. À partir d’une ethnographie de ces moments d’entre-deux du chantier, l’article montre comment ces évènements deviennent des espaces de projection du futur réseau, tout en soulignant que la participation des riverains et riveraines et des futurs usagers reste circonscrite à des espaces-temps de forte mise en scène de ces promesses infrastructurelles.

mots-clés : infrastructures, chantier, promesses urbaines, temporalités, performativité, urbanisme, anthropologie urbaine, ethnographie des infrastructures

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Quand les promesses font le vide. L’aménagement de la ville par des infrastructures non réalisées

Certaines promesses infrastructurelles ne se réalisent jamais, mais agissent pourtant sur l’aménagement du territoire. À partir d’une enquête ethnographique de deux ans portant sur la plaine Montceleux à Sevran, l’article montre que les effets des infrastructures promises mais non réalisées ne se réduisent pas à un écart entre projet et réalisation. À travers l’assemblage de documents collectés au cours de l’enquête, l’article décrit trois modalités d’aménagement du « vide » urbain constitutif du lieu étudié : sa production dans le contexte d’après-guerre et d’urbanisation effrénée des terres agricoles franciliennes ; son maintien à la faveur d’une succession de projets avortés et inscrits dans une logique de marketing territorial ; enfin sa capacité à susciter des attachements auprès des riverains et riveraines et des acteurs et actrices concernés, et ainsi participer d’un renouveau de l’horizon politique et des capacités d’agir locales. À partir de cette étude de cas, nous élaborons la notion d’infrastructuration négative pour saisir la performativité des infrastructures fantômes et leurs modes d’aménagement spécifiques, qui configurent la ville par les contre-formes des projets abandonnés et les rémanences de leur mise en œuvre anticipée ou inaboutie.

mots-clés : attachements, infrastructures, promesses, projets, vide urbain

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« C’est comme si on voulait comparer Lufthansa avec Alitalia ». Zarka, ou la violence des temporalités des infrastructures en Jordanie

L’article analyse les infrastructures dans la ville de Zarka, en Jordanie, à partir des promesses qu’elles portent et des inégalités qu’elles révèlent. À travers les récits de deux habitants, Yahya et Rachid, il met en lumière un développement urbain à plusieurs vitesses. Yahya, vivant dans la nouvelle Zarka, décrit un environnement moderne, doté d’infrastructures efficaces qui facilitent la mobilité, l’accès aux services et qui permettent de se projeter dans un avenir marqué par le progrès. À l’opposé, Rachid, chauffeur de taxi palestinien, montre des infrastructures dégradées, des réseaux défaillants et des conditions de vie précaires, marquées par l’improvisation et l’incertitude. Les métaphores qu’il emploie traduisent un présent figé, où les promesses de développement apparaissent suspendues ou trahies. Elles montrent des inégalités liées, d’une part, à des logiques de classe et d’origine. D’autre part, elles s’attachent au contexte régional marqué par les conflits en cours et les migrations forcées.

mots-clés : Zarka, infrastructures, marginalisations, promesses, hiérarchies sociales

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Les promesses des coronapistes : de l’histoire contrariée du cyclisme urbain à sa réémergence à Lyon

Historiquement, la planification urbaine française a favorisé la « motonormativité », marginalisant le vélo en dépit d’avancées législatives. En 2020, la pandémie de Covid-19 a favorisé l’adoption de l’urbanisme tactique, notamment à Lyon où 77 km de « coronapistes » ont été aménagés en quelques mois. Ces aménagements éphémères, nés de la pandémie, révèlent comment les infrastructures, en tant qu’assemblages sociotechniques, portent des « scripts » qui orientent les usages et les rapports de pouvoir dans l’espace urbain. Leur succès questionne les promesses de la planification traditionnelle et interroge la performativité des infrastructures : les coronapistes ont non seulement accru la pratique cyclable, mais aussi redéfini les hiérarchies entre modes de transport, mettant en lumière les tensions entre promesses politiques, savoir-faire techniques et attentes des usagers. Leur pérennisation soulève des enjeux de gouvernance et de cohabitation, où la « violence infrastructurelle lente » et la renégociation des normes d’usage deviennent centrales dans la fabrique de la ville post-pandémie.

mots-clés : pistes cyclables, coronapistes, assemblages sociotechniques, urbanisme tactique, automobilité, mobilité urbaine, politique urbaine, circulation urbaine

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