Call for papers
Dear Colleagues!The CAES editorial team looks forward to receiving your papers for CAES Vol. 12, No. 2, which is going to be published in late May or early June 2026. The deadline for submission of papers is May 11, 2026.
Some of the most recent articles from open access anthropology journals (beta)
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Editor’s foreword Articles Comparing Late Jōmon Ainu terms for body parts with their Proto-Sino-Tibetan and Proto-Tibeto-Burman correspondences Alexander Akulov, Tresi Nonno Late Jōmon Ainu (LJA) terms for body parts have clearly seen Proto-Sino-Tibetan (PST) and Proto-Tibeto-Burman (PTB) correspondences. “Breast”: LJA *to ~ PST *[ʒ́h]aw. ”Eye”: LJA *sik ~ PTB *dzyuŋ / *tsyuŋ. “Face”: LJA *nan […]
Africa Spectrum, Ahead of Print. This article examines Somali diaspora humanitarianism by comparing mosque and kinship-based associations in Eastleigh, Nairobi. Drawing on ethnographic fieldwork in Eastleigh and Mogadishu – including fifty-seven interv…
On Taiwan’s outlying Kinmen Islands, otters have become vibrant inhabitants of the islands’ waterscape. As a critically endangered species found only in Kinmen within Taiwan’s territories, otters have emerged as an affective actor in shaping policies a…
Youth facing the juvenile justice system encounter, in Switzerland as in other European countries, a continuum of surveillance and constraints that stretches from the control of their bodies and environment to the regulation of their speech …
This article develops the concept of energyscapes to examine the production, governance, and transformation of socio-material spaces for tar sands extraction, distribution, and consumption in Canada. We argue that energyscapes is a helpful concept to u…
In 1968 a group of nine U.S.-born Holdeman Mennonites purchased Cerrado land and later became some of the first farmers to produce high yields of corn and soybeans in Southwestern Goiás, Brazil. This article analyzes how Mennonite religion affects the …
Africa Spectrum, Ahead of Print.
This study analyzes the collaborative practice of Satu Tungku Tiga Batu in stunting prevention in Fakfak Regency, Indonesia, as a local wisdom-based governance model. Using a qualitative phenomenological approach, data were collected through…
Le projet expérimental et interdisciplinaire Under Pressure, mené par une équipe d’océanographes et d’anthropologues audiovisuels, repense les modes d’exploration sous-marine en se penchant sur la complexité des interconnexions entre les espèces marines et les activités humaines dans la baie de Marseille. Ce territoire est un espace riche en biodiversité, mais aussi fortement impacté par les pressions anthropiques, telles que la pollution, le transport maritime et le tourisme. Under Pressure associe différentes expertises scientifiques pour mieux comprendre et représenter les interactions entre humains et non-humains à travers une approche audiovisuelle expérimentale, tant dans sa méthodologie de terrain collaborative que dans sa forme finale, centrée sur une immersion sensorielle. S’appuyant sur l’ethnographie multisensorielle, cette approche met en lumière les enchevêtrements interspécifiques et défie les représentations binaires entre terre et mer, humain et non-humain. Ce texte aborde les enjeux techniques, méthodologiques et épistémologiques de la capture visuelle et sonore sous-marine. L’article accompagne un film expérimental qui explore de nouvelles modalités de représentations des relations entre humains et non-humains sous l’horizon.
mots-clés : anthropologie marine, océanographie, recherche audiovisuelle
Cet article s’intéresse à la façon dont l’enquête de terrain et le texte ethnographique peuvent être restitués et interrogés par un procédé littéraire précis : la métaphore cinématographique. Figure littéraire d’une anthropologie de situations que j’ai menée lors de mon doctorat, elle fait revenir le cinéma en puissance dans le texte scientifique, décrit des gestes et la place d’une caméra imaginaire que je “tiendrais” sur mon terrain. Par ce décalage et son surgissement au sein du texte, elle développe une potentialité : celle de considérer autrement les données de terrain, de les restituer en tenant compte de ma place, mon regard et mes émotions. De plus, elle donne à comprendre ce que vivent mes interlocuteurs et interlocutrices au village, alors que ce groupe de voisins et voisines traversent les épreuves du grand âge. L’article cherche à démontrer la pertinence de la métaphore cinématographique et la manière dont elle dont elle est restituée aux lecteurs et lectrices, en revenant sur trois situations ethnographiées de terrain, narrées avec cette métaphore, afin de comprendre en quoi le texte scientifique doit rendre compte d’un regard pour créer une nouvelle attention aux interlocuteurs et interlocutrices de l’enquête.
mots-clés : situations, interaction sociale, personnes âgées, grand âge, vieillesses, cinéma, procédé littéraire, métaphore, mise en scène de la vie quotidienne, anthropologie de l’ordinaire
Cet article prend comme point de départ un film de famille que l’auteure a réalisé dans le cadre d’une recherche ethnographique conçue pour rendre visible et honorer la vie de sa grand-tante. Les domaines de l’anthropologie visuelle, de la sociologie des classes et de l’anthropologie du grand âge sont mobilisés pour penser une relation familiale et ethnographique explorée dans le film « Le jeu entre nous ». Le projet, tout comme le film qui l’accompagne, ont soulevé de nombreuses questions liées aux politiques de la représentation en anthropologie. L’auteure s’est rapidement heurtée à des réticences et des stratégies de détournement de la part de cette tante, l’obligeant à repenser en situation la mise en pratique d’une éthique de care, depuis le choix du sujet aux interprétations induites par les prises de vue et le montage, de même qu’à la restitution du travail auprès de l’intéressée. L’article interroge l’espace de visibilité et de valorisation créé par ce dispositif audiovisuel, tout en discutant les enjeux de classes que ce dispositif a révélé entre une chercheuse réalisatrice en fin d’études universitaires et sa principale protagoniste, ancienne ouvrière âgée de plus de 90 ans. Des enjeux qui ont nécessité d’adapter les outils de la recherche afin de proposer un contenu en meilleure adéquation avec la volonté de la personne qu’elle était censée honorer.
mots-clés : vieillesses, femmes, ruralité, classe sociale, récit de soi, film ethnographique, processus collaboratif, care, espace de visibilité
Dans cet article, je m’intéresse à la rénovation d’une ancienne piscine municipale située dans un quartier populaire de Grenoble. Depuis 2021, un groupe d’habitantes du quartier copilote avec les services municipaux la réparation du bâtiment tout en documentant le projet d’une manière singulière. Ce travail documentaire contribue à la communication institutionnelle du projet, mais veille surtout à renouer en douceur les liens distendus entre un bâtiment qui se transforme et les habitants et habitantes concernés par sa remise en usage. J’aborderai ce soin du récit et du regard en revenant sur la manière dont je l’observe et dont j’y contribue en tant que sociologue. Comment l’écriture ethnographique se fait-elle accepter au sein d’un collectif qui documente déjà ses pratiques ? En quoi peut-elle participer à l’éthique de soin qui motive et qui guide cette documentation ? Comment peut-elle décrire ce qu’a contrario les femmes du collectif ne relatent pas, à savoir l’ampleur et l’ambivalence des responsabilités qu’elles endossent bénévolement pour mener le projet à terme ?
mots-clés : rénovation urbaine, care, soin des choses, travail des images, équipements collectifs, aménagement du territoire
L’article propose un retour analytique sur le projet Nos gestes, nos soins, une recherche-création menée par un collectif réunissant patients et patientes, artistes, chercheurs et chercheuses et soignants et soignantes autour des gestes d’autosoins liés à la maladie chronique ou au handicap. Initialement conçu pour rendre visibles des savoirs expérientiels souvent invisibilisés, le projet s’est déplacé vers une approche relationnelle du soin, où le soin devient une modalité du travail collectif lui-même.
Chercher à montrer ces gestes fait surgir une série de risques : esthétisation, décontextualisation, trahison du vécu. C’est depuis cette tension que le dispositif s’est construit, mobilisant la danse et le cinéma documentaire comme médiums, et la co-présence réflexive comme modalité de recherche, pour mettre en œuvre une éthique de l’attention incarnée. Loin de figer le soin en objet de savoir, le projet a ouvert un espace de perception partagée, questionnant le regard analytique et explorant la possibilité d’un soin par – et dans– le geste filmé. Le soin n’y est plus ce que l’on montre, mais ce que l’on tisse ensemble, en prêtant attention aux autres et à soi-même autrement.
mots-clés : savoirs expérientiels, autosoins, danse, éthique de l’attention, care, recherche-création, films documentaires, comportement d’aide
Cet article explore le projet Le film fait maison, dans lequel des personnes ayant vécu ou vivant des situations de précarité résidentielle réalisent leurs propres courts-métrages documentaires sur ce que la maison signifie pour elles. En confiant la caméra aux participants et participantes, le projet vise à décentrer la production du savoir sur le sans-abrisme et à interroger les représentations victimisantes qui dominent l’espace public. L’article met en lumière les frictions qui traversent le processus collaboratif : entre désir de montrer et nécessité de se protéger, entre attentes de recherche et contraintes du vécu, entre idéal d’une pleine participation et asymétries persistantes. Il montre comment ces tensions deviennent des espaces de savoir et de soin, révélant la manière dont la création partagée peut devenir une éthique pratique du care – soin de soi, soin des autres et soin du récit collectif. À travers l’analyse du processus de réalisation de trois films (à lundi, Le Banc, Illégal), l’article montre comment les protagonistes s’approprient la caméra pour rendre visibles leurs expériences, négocier leur visibilité et transformer leur vulnérabilité en prise de parole politique.
mots-clés : sans-abrisme, care, savoirs situés, recherche-création, cinéma documentaire, épistémologie
Numéro 49 – décembre 2025
Regarder le soin, soigner le regard. Pour une anthropologie réflexive du care
(https://www.ethnographiques.org/2025/numero-49)
Dossier coordonné par Baptiste Aubert, Ellen Hertz et Olivia Killias
Illustration : Sélima Chibout (Images issues de l’installation vidéo « Travail fantôme » réalisée par Alice Sala et Sélima Chibout, présenté au musée d’Ethnographie de Neuchâtel (MEN) en 2023 dans le cadre de l’exposition « Cargo Cults Unlimited »)
Ont contribué[…]
À partir d’une ethnographie menée au sein de la ferme coopérative Planto ergo sum (Belgique), cet article analyse le care maraîcher comme une pratique agroécologique fondée sur l’attention au vivant et l’ajustement des gestes aux situations concrètes. Le regard y joue un rôle central : voir, c’est prendre soin, en interprétant les signes du vivant et en ajustant les gestes aux besoins des plantes et des sols. L’observation participante et le tour du champ apparaissent comme des moments clés d’apprentissage d’un regard qualifié. Enfin, l’usage de dispositifs visuels – film ethnographique, caméra time lapse, caméra de chasse, dessin – prolonge cette éducation du regard en rendant visibles les dimensions souvent invisibles du travail maraîcher et en ouvrant la dynamique du “faire voir” à un public extérieur.
mots-clés : maraîchage agroécologique, care, relations humains-non-humains, ethnographie visuelle, caméra time lapse, cultures maraîchères, écologie agricole, anthropologie visuelle, écologie humaine, transition écologique, prise de décision, webdocumentaire
S’appuyant sur un dialogue de longue date entre ses auteurs et d’autres membres du collectif « Images of Care Collective », cet article explore plusieurs questions liées : pourquoi réfléchir à une anthropologie visuelle du soin, et pourquoi s’intéresser au visuel dans le champ de l’anthropologie du care ? Existe-t-il des visualités cachées qui façonnent cette sous-discipline ? Que « gagnons-nous », sur le plan éthique et épistémologique, à réfléchir de manière plus critique aux pratiques et aux significations mobilisées en anthropologie visuelle sous la bannière des « soins » ? Pour explorer ces questions et bien d’autres, nous soutenons qu’il faut commencer par examiner un certain nombre de préconceptions qui ont jusqu’à présent entravé une collaboration plus soutenue entre les sous-disciplines de l’anthropologie visuelle (et sensorielle) d’une part, et l’anthropologie du care d’autre part. À partir d’exemples concrets, nous réfutons d’abord l’idée que l’anthropologie visuelle traite nécessairement (et exclusivement) d’artefacts visuels, avant d’aborder l’association courante – mais tout aussi problématique – entre « soin » et « bienveillance » ; nombreux sont les exemples historiques et contemporains de « soins violents ». Finalement, nous appelons à une anthropologie visuelle des soins, cette dernière étant comprise non pas comme une nouvelle sous-discipline isolée, mais plutôt comme un modèle d’attention analytique et sensible qui tient compte des multiples façons dont le care et la culture visuelle se croisent – dans la vie quotidienne et dans la recherche anthropologique, au-delà des divisions établies du travail universitaire.
mots-clés : image, sens, regard, attention sensorielle, soins, anthropologie, ethnographie
Dans cette introduction au dossier thématique « Regarder le soin, soigner le regard : vers une anthropologie réflexive du care », nous explorons quelques-unes des connivences et des tensions qui caractérisent la relation entre images et pratiques de soin en anthropologie. D’un côté, nous mettons en évidence les enseignements que l’anthropologie visuelle peut tirer de l’anthropologie du care, en portant une attention particulière aux rapports de pouvoir qui sous-tendent l'(in)visibilité des pratiques de soin. D’un autre côté, et à la lumière des articles du dossier, nous nous demandons si et comment l’usage réflexif des images en anthropologie permet de nourrir, renforcer, voire, constituer un acte de soin. Sous quelles conditions la richesse polysémique des images anthropologiques peut-elle être mobilisée pour, dans les mots des penseuses du care Berenice Fisher et Joan Tronto, « maintenir, perpétuer et réparer notre “monde” » ?
mots-clés : anthropologie visuelle, anthropologie multimodale, cadrage, care, images, regard, réflexivité, soins
Multispecies ethnography explores human and non-human relationships, emphasising interconnectedness, cultural, socio-technical and political meanings, and the impact of multispecies interactions on society. Beyond the protection of emblematic species o…
A growing body of literature has recently adopted and advanced a newfound planetary perspective to explore its implications for understanding and influencing environmental and developmental politics and planning. It asserts that the focus on globalizat…
L’industrie sucrière française organise un institut de promotion du sucre au début des années 1930, dans le but de contourner la politique régulatrice des exportations de sucre du Plan Chadbourne. Cette industrie s’efforce de développer la conso…
Conservation generally benefits from spectacles of protecting ‘loved others’, i.e., those inspiring a human desire for their continued existence, rather than ‘unloved others’, i.e., those disregarded, disliked or targeted for death. We juxtapose conser…
El objetivo de esta investigación es comprender la manera en que las plantas productoras de agua participan en los conflictos socioambientales. De manera particular, se centra en estudiar el papel que juegan los “frailejones” en medio de intensas dispu…
Africa Spectrum, Ahead of Print.