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Africa Spectrum, Ahead of Print.
Some of the most recent articles from open access anthropology journals (beta)
Africa Spectrum, Ahead of Print.
Este artículo analiza la relación entre las carreteras y la introducción de alimentos manufacturados en la cultura wayuu a mediados del siglo XX. La problemática que se plantea es ¿en qué medida la Troncal del Caribe contribuyó a la configuració…
Introduction
Bien que de nombreuses études se soient intéressées aux préférences alimentaires des enfants, à leurs habitudes ou aux pratiques au sein de leurs familles, leur compréhension des processus de fabrication et de transformation d…
Cet article analyse les perceptions et attitudes d’étudiants maghrébins établis en France à l’égard de l’entomophagie, considérée comme une alternative alimentaire durable mais confrontée à d’importantes résistances. L’étude identifie trois prin…
Africa Spectrum, Ahead of Print. Policy reforms in Africa are crucial for land rights. Ghana’s land administration project (LAP) seeks to modernise land administration, improve tenure security, and reduce poverty. However, little research explores its …
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Participatory methods in cultural anthropology continue to gain popularity. These methods respect community values and promote empowerment and co-creation, enhancing the ethicality and relevance of research findings. Despite their advantages, formal tr…
Cet article s’appuie sur une approche ethnologique de la restauration scolaire en montrant la place d’un dispositif de recherche multimodal dans une approche qui interroge le care. Sur la base de l’étude d‘une cantine scolaire pour des enfants en classes élémentaires, le propos se focalise sur un dispositif méthodologique pluriel (observation, entretiens, caméra embarquée, captations sonores, dessins, photos, bande dessinée, restitution publique) pour interroger son apport et son potentiel à participer à une démarche de care au-delà de sa fonction documentaire et épistémique.
mots-clés : restauration scolaire, caméra embarquée, recherche multimodale, méthodes visuelles, care, anthropologie de l’enfance, alimentation.
Numéro 50 – juin 2026
Les promesses des infrastructures urbaines. Regards ethnographiques
(https://www.ethnographiques.org/2026/numero-50)
Dossier coordonné par Sophie Chevalier et Alexa Färber
Illustration : Nicolas Sjöstedt
Ont contribué à ce numéro :
Anabel Vazquez, responsable éditoriale
Membres du comité de direction :
Sophie Chevalier, Thierry Wendling, codirecteurs
Nicolas Adell, Laurent Amiotte-Suchet, Leïla Baracchini, Florence Bouillon, Cécile Guillaume-Pey, Ellen[…]
Cet article explore le rôle de l’art comme outil de communication et de médiation dans les projets d’infrastructures urbaines, à travers l’analyse du programme artistique mis en place pendant la phase de chantier du futur réseau de transport francilien du Grand Paris Express. Il s’intéresse à la manière dont ces interventions artistiques, et plus particulièrement les fêtes de chantier ouvertes aux publics, accompagnent le temps des travaux en rendant visible les promesses des transformations urbaines portées par l’infrastructure. Ces actions sont analysées ici comme des dispositifs de projection qui mettent en scène, de façon temporaire, une participation habitante à la fabrique de l’infrastructure, entendant notamment participer à son acceptabilité sociale. À partir d’une ethnographie de ces moments d’entre-deux du chantier, l’article montre comment ces évènements deviennent des espaces de projection du futur réseau, tout en soulignant que la participation des riverains et riveraines et des futurs usagers reste circonscrite à des espaces-temps de forte mise en scène de ces promesses infrastructurelles.
mots-clés : infrastructures, chantier, promesses urbaines, temporalités, performativité, urbanisme, anthropologie urbaine, ethnographie des infrastructures
Certaines promesses infrastructurelles ne se réalisent jamais, mais agissent pourtant sur l’aménagement du territoire. À partir d’une enquête ethnographique de deux ans portant sur la plaine Montceleux à Sevran, l’article montre que les effets des infrastructures promises mais non réalisées ne se réduisent pas à un écart entre projet et réalisation. À travers l’assemblage de documents collectés au cours de l’enquête, l’article décrit trois modalités d’aménagement du « vide » urbain constitutif du lieu étudié : sa production dans le contexte d’après-guerre et d’urbanisation effrénée des terres agricoles franciliennes ; son maintien à la faveur d’une succession de projets avortés et inscrits dans une logique de marketing territorial ; enfin sa capacité à susciter des attachements auprès des riverains et riveraines et des acteurs et actrices concernés, et ainsi participer d’un renouveau de l’horizon politique et des capacités d’agir locales. À partir de cette étude de cas, nous élaborons la notion d’infrastructuration négative pour saisir la performativité des infrastructures fantômes et leurs modes d’aménagement spécifiques, qui configurent la ville par les contre-formes des projets abandonnés et les rémanences de leur mise en œuvre anticipée ou inaboutie.
mots-clés : attachements, infrastructures, promesses, projets, vide urbain
L’article analyse les infrastructures dans la ville de Zarka, en Jordanie, à partir des promesses qu’elles portent et des inégalités qu’elles révèlent. À travers les récits de deux habitants, Yahya et Rachid, il met en lumière un développement urbain à plusieurs vitesses. Yahya, vivant dans la nouvelle Zarka, décrit un environnement moderne, doté d’infrastructures efficaces qui facilitent la mobilité, l’accès aux services et qui permettent de se projeter dans un avenir marqué par le progrès. À l’opposé, Rachid, chauffeur de taxi palestinien, montre des infrastructures dégradées, des réseaux défaillants et des conditions de vie précaires, marquées par l’improvisation et l’incertitude. Les métaphores qu’il emploie traduisent un présent figé, où les promesses de développement apparaissent suspendues ou trahies. Elles montrent des inégalités liées, d’une part, à des logiques de classe et d’origine. D’autre part, elles s’attachent au contexte régional marqué par les conflits en cours et les migrations forcées.
mots-clés : Zarka, infrastructures, marginalisations, promesses, hiérarchies sociales
Historiquement, la planification urbaine française a favorisé la « motonormativité », marginalisant le vélo en dépit d’avancées législatives. En 2020, la pandémie de Covid-19 a favorisé l’adoption de l’urbanisme tactique, notamment à Lyon où 77 km de « coronapistes » ont été aménagés en quelques mois. Ces aménagements éphémères, nés de la pandémie, révèlent comment les infrastructures, en tant qu’assemblages sociotechniques, portent des « scripts » qui orientent les usages et les rapports de pouvoir dans l’espace urbain. Leur succès questionne les promesses de la planification traditionnelle et interroge la performativité des infrastructures : les coronapistes ont non seulement accru la pratique cyclable, mais aussi redéfini les hiérarchies entre modes de transport, mettant en lumière les tensions entre promesses politiques, savoir-faire techniques et attentes des usagers. Leur pérennisation soulève des enjeux de gouvernance et de cohabitation, où la « violence infrastructurelle lente » et la renégociation des normes d’usage deviennent centrales dans la fabrique de la ville post-pandémie.
mots-clés : pistes cyclables, coronapistes, assemblages sociotechniques, urbanisme tactique, automobilité, mobilité urbaine, politique urbaine, circulation urbaine
Comme pour de nombreuses villes mélanésiennes, Port-Vila, capitale du Vanuatu, a suscité depuis la Seconde Guerre mondiale de nombreuses recherches autour des expériences urbaines souvent précaires de ses habitantes et habitants ni-Vanuatu. En revanche si les quartiers dits « informels » ont fait l’objet de recherches plus approfondies, les immeubles de béton et les chantiers normalisés et encadrés par les codes de constructions nationaux issus de savoirs technoscientifiques internationalisés sont restés dans l’ombre. À partir de l’ethnographie du chantier d’un petit immeuble de deux étages, construit dans l’hypercentre de la ville, l’article examine comment certains de ces chantiers peuvent être pour les travailleurs et leurs connaissances des lieux de négociation des relations entre espaces urbains et péri-urbains parfois très éloignés et mal desservis ainsi que des lieux de ressources dont les matériaux servent à pallier les défaillances d’autres systèmes infrastructurels tels que le réseau des routes entourant le chantier. Par le biais des multiples circulations des personnes comme des matériaux ou encore des produits végétaux qui sont cultivés dans ses interstices, le chantier est ainsi singulièrement connecté à un ensemble d’autres « lieux ». De cette manière, il fabrique la ville à la fois physiquement, socialement, et dans l’imaginaire de ceux qui y travaillent.
mots-clés : chantier, infrastructures urbaines, fragilités infrastructurelles, promesses urbaines, Port-Vila, Vanuatu
À partir d’une enquête ethnographique menée à Amiens, cet article analyse la gestion des déchets urbains comme un révélateur des transformations contemporaines de l’action publique et des formes ordinaires de production de l’ordre urbain. Il montre comment l’infrastructure détritique – dispositifs de tri, points d’apport volontaire, cartographies participatives ou programmes de sensibilisation – participe à la fois à l’organisation matérielle de la ville et à la production de hiérarchies sociales, territoriales et morales. L’analyse met en évidence plusieurs promesses portées par cette infrastructure : maintenir la continuité urbaine, pacifier l’espace public et responsabiliser les habitants. Mais ces promesses se heurtent aux usages ordinaires, aux contraintes matérielles et aux appropriations des dispositifs. L’article montre ainsi que les déchets ne constituent pas seulement un problème technique ou environnemental : ils participent à qualifier les espaces, les comportements et les formes légitimes de citoyenneté urbaine.
mots-clés : déchets urbains, infrastructures, inégalités sociales, participation, ethnographie
Cet article explore « le temps habité » des infrastructures dans un lotissement populaire situé dans la banlieue de Rio de Janeiro, tout en critiquant la thèse de la compression spatio-temporelle. Loin d’abolir l’espace ou d’uniformiser l’expérience du temps, l’article soutient que les infrastructures hiérarchisent les personnes, en produisant des espaces-temps différenciés. En s’appuyant sur une analyse historique des politiques urbaines, l’article montre que les grands chantiers et les règlements d’urbanisme aux XIXe et XXe siècles ont intentionnellement relégué les Noirs et les pauvres dans des zones de frontière, perçues comme « arriérées », par opposition aux quartiers modernes des élites blanches. Sur la base d’une longue enquête ethnographique, il analyse ensuite comment les habitants du Jardim Maravilha vivent cette situation de frontière, entre l’attente du « progrès » et le goût de la « tranquillité ». L’article souligne donc une dilatation plutôt qu’une compression de l’espace-temps. En conclusion, il propose une lecture hétérochronique de la modernité, où les infrastructures creusent des écarts temporels et sociaux, façonnant des mondes vécus à des rythmes divergents.
mots-clés : compression spatio-temporelle, ontogenèse, habitat précaire, infrastructures, racialisation, urbanisation différée
Dans un quartier populaire de Bruxelles, le concierge d’un site de logements sociaux menacé de destruction imagine des « opérations plantations » pour améliorer le quotidien des locataires. Ces moments participatifs engagent une végétalisation localisée de l’espace, soutenue par la régie foncière des bâtiments et mobilisant le tissu associatif du quartier, tout en s’insérant dans une logique plus large de production d’« infrastructures vertes » urbaines. En contribuant à l’écologisation de la ville, ces événements produisent un certain nombre de tensions, notamment liées à la diversité des promesses qu’ils portent. Au travers d’une enquête de terrain ethno-photographique, cet article cherche à les comprendre en montrant la manière dont les promesses du projet s’articulent parfois difficilement avec les enjeux locaux.
mots-clés : infrastructures vertes, quartiers populaires, végétalisation, écologisation, condition écologique, ethno-photographie
Cette introduction présente le premier numéro thématique consacré aux promesses des infrastructures urbaines dans une perspective ethnographique. Les infrastructures sont conçues comme des objets profondément sociaux, politiques et historiques qui façonnent les villes, les rapports de pouvoir et les formes de citoyenneté. Le concept central que ces numéros, en particulier celui-ci, est celui de « promesse », celle des infrastructures. Ces promesses influencent les décisions politiques, les projets urbains et les attentes des habitants, avant même que les infrastructures soient construites. Celles-ci possèdent ainsi un pouvoir performatif : elles organisent les comportements, les discours et les imaginaires, même lorsqu’elles ne se concrétisent pas. Toutefois, ces promesses suscitent des réactions diverses : espoir, attente, crainte, contestation ou indifférence. Elles se déploient ainsi dans le temps des villes, en créant une tension affective chez les citadins, et des questionnements de recherche pour les quotidiennes des habitants.
mots-clés : anthropologie urbaine, infrastructures urbaines, promesse, dispositif sociotechnique, urbanité, performativité, citoyenneté
Dans ce texte, Gaetano Ciarcia rend hommage à Jean-Christophe Monferran qui fut son compagnon de tournages lors de plusieurs missions au Bénin, en Guadeloupe, à Bordeaux et à Nantes. Décédé soudainement en 2025, Jean-Christophe Monferran a réalisé des films où se manifestaient avec force son approche très communicative et sa compréhension fine des situations à documenter. Il participa aussi au projet de l’Encyclopédie Bérose des histoires de l’anthropologie et fut, comme membre du Comité de direction d’Ethnographiques.org, un acteur essentiel pour le développement de notre revue.
mots-clés : hommage, anthropologie visuelle, Ethnographiques.org, Bérose
Africa Spectrum, Ahead of Print. This article examines how vernacular community radio shapes cross-border Zimbabwean traders’ urban citizenship practices in Musina, South Africa, where migrants are central to the local economy yet marginal in formal po…
Africa Spectrum, Ahead of Print. Somali giving practices during severe crises are shaped by diverse socio-demographic profiles and varying patterns of digital technologies. Using a cross-sectional survey of Somalis in Eastleigh, Nairobi, and multinomia…
David MacDougall’s film work and theoretical reflections, which began in the late sixties and continue to this day, are anchored in the idea that film should maintain a respectful, coexisting relationship with everyday reality. The notion of par…
This article examines the ethnographic significance of silence and background noise in biographical video interviews with former miners in southwest Sardinia. Drawing on John Cage’s conceptualization of silence, sensory ethnography, and anthropo…
Drawing from the fieldwork experience with a sound engineering and video maker in Austria, France, and Italy, the paper reflects on how to use a camera to explore beekeeping practices. Shadowing the footage and related fieldwork notes, the contr…
Media studies that examine the relationship between media content and the materiality of media objects partly address the question of the logics of innovation in media tools. From a historical perspective, some focus on the specificity of media …