Les fêtes de chantier du Grand Paris Express. Mise en scène des promesses métropolitaines

Cet article explore le rôle de l’art comme outil de communication et de médiation dans les projets d’infrastructures urbaines, à travers l’analyse du programme artistique mis en place pendant la phase de chantier du futur réseau de transport francilien du Grand Paris Express. Il s’intéresse à la manière dont ces interventions artistiques, et plus particulièrement les fêtes de chantier ouvertes aux publics, accompagnent le temps des travaux en rendant visible les promesses des transformations urbaines portées par l’infrastructure. Ces actions sont analysées ici comme des dispositifs de projection qui mettent en scène, de façon temporaire, une participation habitante à la fabrique de l’infrastructure, entendant notamment participer à son acceptabilité sociale. À partir d’une ethnographie de ces moments d’entre-deux du chantier, l’article montre comment ces évènements deviennent des espaces de projection du futur réseau, tout en soulignant que la participation des riverains et riveraines et des futurs usagers reste circonscrite à des espaces-temps de forte mise en scène de ces promesses infrastructurelles.

mots-clés : infrastructures, chantier, promesses urbaines, temporalités, performativité, urbanisme, anthropologie urbaine, ethnographie des infrastructures


Numéro 50 – juin 2026 Les promesses des infrastructures urbaines. Regards ethnographiquesEntre espoirs, craintes et indifférences

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